gestion du stress

6273248505_43d0b56424_oIl arrive que l’on se sente sans ressource face au stress. On est constamment sollicité par notre environnement, qu’il soit professionnel ou familial et le stress semble impossible à endiguer.

Comment réduire, prévenir et faire face au stress : Introduction

Il arrive que l’on se sente sans ressource face au stress. On est constamment sollicité par notre environnement, qu’il soit professionnel ou familial et le stress semble impossible à endiguer.

Il est pourtant possible d’y faire face, d’avoir une certaine forme de contrôle sur notre stress. La gestion du stress découle, en grande partie, du simple fait de se rendre compte que l’on est aux commandes de sa propre vie.

Gérer son stress est fortement lié à la notion de «prendre soin» : prendre soin de ses pensées, de ses émotions, de son corps, de son agenda, de son environnement physique et social. L’objectif principal est de passé d’une vie rigide, centrée sur un seul aspect de votre vie, comme c’est très souvent le cas avec le travail, à une vie équilibrée entre différentes dimensions telles que le travail (qui reste une dimension importante), la famille, la relation de couple, l’amitié, le rôle de parent, la communauté (voisinage, paroisse, club sportif) la vie de la «cité», la culture, la formation personnel (études mais aussi développement de soi), l’art, la nature, les soins physiques personnels (sports, sommeil, alimentation …), l’amusement …

Plus vous aurez une vie diversifiée, plus votre capacité à faire face au stress sera renforcée.

Identifiez les sources de stress : le journal d’observation

Commençons par le commencement : identifiez les sources de stress dans votre vie.

Prenez un peu de temps (un crayon et un cahier) pour observer les contextes dans lesquels vous êtes stressé.

Identifiez les choses suivantes :

  • lieu,
  • personnes présentes,
  • la situation qui vous stress,
  • la nouveauté de la situation (la situation dans laquelle vous vous trouvez est-elle sans rapport avec des situations similaires où vous avez déjà ressenti du stress),
  • vos comportements (votre attitude dans cette situation),
  • vos pensées,
  • vos émotions,
  • vos sensations physiques,
  • et, le plus important, votre efficacité à court et à long terme dans cette tâche par rapport à deux choses : la tâche proprement dite, et aussi votre bien-être.

Regardez de près vos habitudes (alimentaires, de sommeil, organisationnelles).

Observez aussi les arguments qui «justifient» votre stress :

  • Vous avez toujours des milliers de choses à faire que personne ne peut faire à votre place;
  • le stress est partie intégrante de votre travail ou votre vie de famille («c’est la folie autour de moi !!!»), ou comme une part de votre personnalité («je suis quelqu’un de nerveux, je ne sais pas rester en place»);
  • vous considérez autrui ou les événements extérieurs comme la source de votre stress ou bien vous considérez le stress comme inévitable, normal.

Etape 1 : Gestion du stress : Eviter les stresseurs

Tous les stress ne peuvent être évités et il est malsain d’éviter les situations qui doivent être réglées. Cependant, vous seriez étonné du nombre de stresseurs que vous pourriez facilement éliminer de votre vie sans qu’il ne vous en coûte par ailleurs.

Tous les stress ne peuvent être évités et il est malsain d’éviter les situations qui doivent être réglées. Cependant, vous seriez étonné du nombre de stresseurs que vous pourriez facilement éliminer de votre vie sans qu’il ne vous en coûte par ailleurs.

Apprenez à dire “non”

connaitre vos limites et les respecter. Que ce soit dans votre vie privée ou professionnelle, refusez de prendre en charge plus que vous ne le pouvez. Prenez une responsabilité de moins que ce que vous pensez pourvoir faire. Cette responsabilité de moins, c’est votre bien-être, votre santé. C’est elle qui vous permettra de réaliser les autres.

Evitez les personnes qui vous stressent

Réduisez le temps que vous passez avec les personnes qui vous stressent systématiquement. Cadrez la relation au strict minimum ou, si c’est possible pour vous, mettez fin à la relation.

Prenez le contrôle de votre environnement

Si les nouvelles du soir vous mettent mal à l’aise, éteignez votre téléviseur. Si le trafic vous stresse, prenez une route plus longue mais moins fréquentée. Si aller au supermarché vous ennuie, faites vos courses en ligne.

Evitez les sujets “chauds”

Si la religion ou la politique vous énerve, éliminez-les de vos possibilités de conversation. Si vous vous disputez à propos des mêmes choses avec les mêmes personnes, proposez de stopper la discussion lorsque celle-ci dérive sur le sujet ou prenez un peu l’air.

Faites le ménage dans votre TODO liste

Observez votre agenda, vos responsabilités, vos taches quotidiennes. Distinguez ce qu’il faut absolument faire de ce qu’il serait bien de faire. Descendez les «ce qu’il serait bien de faire» en bas de votre liste ou bien éliminez-les.

Etape 2 : Changer ce qui peut l’être

Changer la situation

Si vous ne pouvez éviter la situation ou que son évitement entrainerait des conséquences négatives, tentez de la changer.

Faites le point sur ce que vous pouvez faire pour régler le problème à long terme. Cela implique sans doute de changer la façon dont vous communiquez et fonctionnez dans votre quotidien.

Exprimez vos sentiments : ils sont présents, les nier n’entraine que de la frustration.

Si quelque chose vous ennuie, faites part de vos sentiments d’une façon ouverte et respectueuse. Si vous ne communiquer rien, rien ne changera. Il est même probable que d’autres émotions négatives se manifesteront : le ressentiment et l’amertume.

Soyez prêt aux compromis.

Si vous demandez à quelqu’un de changer son comportement, soyez prêt à en faire de même. Si chacun de vous est prêt à faire un petit effort, il est possible de trouver un juste milieu où l’un comme l’autre y trouvera son compte.

Soyez plus assertif.

Ne soyez pas passif. Soyez l’acteur de votre vie. Composez avec les problèmes la tête haute, faites de votre mieux pour les anticiper et les prévenir. Si vous avez un cours à étudier et que votre bavarde de collocataire vient de rentrer, préciser que c’est toujours un grand plaisir pour vous de discuter avec elle et qu’aujourd’hui vous n’avez que 5 minutes à consacrer à ce plaisir.

Gérer mieux votre temps.

Une mauvaise gestion du temps peu générer beaucoup de stress. Il est difficile de garder son calme et de rester concentré lorsqu’on a prévu trop peu de temps et que l’on passe son temps à courir après. Si vous planifiez suffisamment (sans excès) et que vous ne vous surchargez pas, vous pourrez modifier le taux de stress auquel vous serez confronté.

Vous changer vous même

Si vous ne pouvez changer le stresseur, adaptez-vous à lui. En changeant vos attentes et vos attitudes, vous retrouverez un peu de ce sentiment de contrôle qui vous est tellement cher 😉

Recardez les problèmes

Tentez de voir la situation stressante sous un nouveau jour. Par exemple comme un aspect positif, ou encore voir l’opportunité que la situation représente. Concrètement, au lieu de fulminer dans les embouteillages, prenez cette opportunité comme une pause vous permettant de vous recentrer, d’écouter votre radio préféré, ou encore ce nouveau CD de jazz alternatif pour lequel peu de gens dans votre entourage partage votre enthousiasme.

Prenez de la hauteur

Posez vous la question suivante : régler ce problème est-il important à long terme ? Est-ce que cela sera toujours un problème dans un mois ? dans un an ? Est-ce vraiment grave si on ne le règle pas ?

Si la réponse est non, orientez votre énergie dans la réalisation d’objectifs qui ont de la valeur à vos yeux.

Ajustez vos attentes

Le perfectionnisme est une source importante de stress … qui est évitable. Arretez de vous mettre en situation d’échec permanente en demandant la perfection à un être imparfait (vous … et moi … et nous tous). Adoptez des standards résonnables à propos de vous et des autres, et apprenez à être d’accord avec le «assez bon».

Centrez vous sur le positif

Lorsque le stress vous pousse dans les cordes, prenez un peu de temps. Stoppez vos activités quelques secondes. Passez en revue ce qui va bien, ce que vous appréciez dans votre vie. Repérez même et surtout les petites choses (comme l’harmonie entre vos chaussettes et votre cravate … car ce matin vous y avez pensé !), les petits cadeaux, les sourires que vous avez croisé. Cette simple stratégie permet de prendre un peu de distance par rapport au stress.

Changer votre attitude

La façon dont vous pensez à une profonde influence sur votre santé mentale et physique.

A chaque fois que vous avez une pensée négative envers vous même, si vous n’y prettez pas attention, que vous fonctionnez en mode «automatique», votre corps va réagir comme s’il était dans une situation de tension, de risque. Si vous pensez à de belles choses vous concernant, vous serez plus détendu.

Eliminez de votre vocabulaire les mots suivants :

  • Toujours
  • Jamais
  • et les différentes déclinaisons du verbe DEVOIR (je DOIS, j’aurais DU, je DEVRAIS …)

Ces mots ont une facheuse tendance à créer une pression (DEVOIR) et à mettre en échec systématique par leur caractère absolu (toujours / jamais) et inatteignable.

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Egide Altenloh
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