ACT – Théorie des Soi : 4 – Le soi somatique

ACT – Théorie des Soi : 4 – Le soi somatique

Claire a fini par s’arrêter.

Vous l’avez rencontrée dans l’article consacré au soi conceptuel. Elle était « celle qui tient » : celle qui absorbe les tensions de l’équipe, réorganise le planning et continue lorsque les autres commencent à fatiguer. Quelques semaines plus tard, son médecin lui a prescrit un arrêt de travail.

Trois mois ont passé.

– Lundi, je reprends.

Son employeur a accepté un mi-temps progressif. Claire changera d’équipe et son ancien responsable ne travaillera plus dans le même bâtiment. Une collègue qu’elle apprécie lui a proposé de l’attendre sur le parking. Le retour est si bien organisé que le lundi matin lui-même semble avoir reçu sa feuille de route.

– Et lorsque vous pensez à lundi ?

– Ma tête me dit que tout est prévu. Mon corps me dit que je ne suis pas prête.

Je lui propose de parcourir mentalement le trajet. Sortir de chez elle ne provoque rien de particulier. Conduire reste supportable. Elle imagine le parking, l’entrée du bâtiment, puis le passage de son badge devant le lecteur.

Elle s’interrompt.

Son talon recule sous le fauteuil. Sa main vient entourer son poignet et sa respiration se suspend quelques secondes.

– Là, je sens que tout se ferme.

Claire ne semble pas avoir remarqué le mouvement de son pied.

– Je sais que l’environnement a changé, poursuit-elle. Objectivement, il n’y a plus de raison que cela se passe mal.

Sa phrase est calme. Autour de son poignet, ses doigts serrent un peu plus. Lundi n’est pas encore arrivé et le badge n’a émis aucun son. Pourtant, la scène produit déjà des effets très concrets dans le cabinet.

Ce que Claire appelle « mon corps »

« Mon corps me dit que je ne suis pas prête. » La formulation paraît décrire directement une sensation. Elle contient pourtant déjà un travail d’élaboration important.

Le talon recule. Le souffle s’arrête. La main se referme. Puis ces changements sont rassemblés dans une conclusion : « Je ne suis pas prête. » Le corps a participé à la réponse ; les mots lui donnent une signification et la transforment en proposition sur la reprise.

Dans ACT for Gender Identity, Alex Stitt appelle soi somatique la manière corporelle, sensorielle et largement non verbale dont nous participons à une expérience (Stitt, 2020). Le terme ne désigne pas l’anatomie ni une mystérieuse sagesse cachée dans les tissus. Il attire l’attention sur le corps vécu : ce qui est vu, entendu et touché ; les changements d’humeur et d’énergie ; les appétits et les aversions ; les élans vers une situation ou les mouvements qui nous en éloignent ; la façon dont le visage, la posture et la voix commencent déjà à répondre.

Chez Stitt, ce soi est le participant de l’expérience. Il sursaute, se détend, désire, hésite, s’ennuie, se rapproche ou se met à danser avant qu’une explication complète ait nécessairement été formulée. Les réponses défensives – lutter, fuir, s’immobiliser, apaiser ou chercher la proximité du groupe – n’en représentent qu’une partie. Le même corps joue, explore, exprime, recherche et anticipe avec plaisir certaines rencontres. L’expression « non verbal » ne signifie donc pas que l’expérience serait inaccessible à la conscience. Elle indique que les mots ne constituent pas sa première matière.

L’humeur occupe dans cette conception une place centrale. Elle ne se présente pas toujours comme une sensation facile à localiser. Elle peut modifier l’expérience entière : la journée paraît lourde, une pièce devient accueillante, une activité perd sa saveur ou une rencontre donne soudain de l’élan. Le soi somatique participe alors à la manière dont le monde se présente, avant même que nous sachions nommer ce qui a changé.

Stitt a élaboré ce concept pour accompagner les expériences de genre. Il décrit notamment la résonance ou la dissonance corporelle que peuvent susciter un prénom, un pronom, une manière de se vêtir, une caractéristique physique ou une façon d’être regardé. Le soi somatique peut éprouver un accord ou un heurt avant que le soi pensant ne sache les expliquer. Il participe aussi à l’orientation affective et sexuelle, aux formes d’expression et au sentiment d’habiter – ou de ne plus habiter – son propre corps.

Cette contribution mérite d’être conservée dans toute sa largeur. Réduire le soi somatique à la peur, à l’interoception ou aux réactions traumatiques reviendrait à n’en garder que le versant le plus spectaculaire. Le corps de Claire sait reculer. Il sait également s’intéresser, se tourner vers quelqu’un, retrouver de l’allant ou perdre toute saveur pour ce qui comptait auparavant.

Stitt ne propose pas d’ajouter une entité à la personne. Il offre une focale pour observer certaines fonctions de l’expérience. Chez Claire, cette focale va justement nous permettre de découvrir que son corps n’a jamais prononcé une seule phrase et qu’il ne va pas toujours dans la même direction.

Avant que Claire s’arrête

Je lui demande quand son corps avait commencé à répondre au travail de cette manière.

– Le badge ? Quelques semaines avant mon arrêt, peut-être.

– Et avant le badge ?

Elle cherche. Six mois plus tôt, ses mâchoires étaient devenues douloureuses au réveil. À midi, elle n’avait plus faim. Le dimanche soir, ses bras lui semblaient si lourds qu’elle préparait ses vêtements assise sur le lit. Pendant les réunions, sa voix montait légèrement dans les aigus tandis qu’elle répétait que tout allait bien.

– Qu’avez-vous pensé de ces changements ?

– Que je me laissais aller. Je me suis remise au sport et j’ai supprimé le café.

La tête de Claire n’a pas ignoré le corps. Elle l’a remarqué puis évalué à partir de l’histoire disponible : une personne solide récupère, se discipline et poursuit sa route. La fatigue est devenue un défaut d’entraînement ; l’absence d’appétit, une mauvaise habitude ; les mâchoires serrées, un problème à corriger. Son soi conceptuel et son soi pensant ont donné à chaque manifestation une place compatible avec l’histoire de « celle qui tient ».

Stitt insiste sur cette relation. Le soi pensant peut commenter, expliquer, critiquer ou négliger le soi somatique. À l’inverse, l’humeur et les réactions corporelles modifient ce qui paraît pensable, dangereux ou désirable. Lorsque cette circulation se rigidifie, une personne peut se sentir divisée, en lutte contre elle-même : « Je sais que je devrais vouloir cela, mais tout en moi me dit NON » ; « je ne comprends pas pourquoi ce corps me trahit » ; « je ne me reconnais plus ».

Chez Claire, le mot trahison apparaît d’ailleurs rapidement.

– J’aurais préféré une vraie panne, dit-elle. Quelque chose qu’on répare. Là, j’ai l’impression que mon corps m’a lâchée.

La formule est douloureuse. Elle montre aussi combien le corps est devenu, dans son récit, un partenaire défaillant placé en face d’un « je » supposé raisonnable. Pourtant, ce corps avait participé pendant des années à ce qui faisait d’elle une professionnelle engagée.

Ce qui la mettait en mouvement

– Avant d’être « celle qui tient », qu’est-ce qui vous plaisait dans ce travail ?

Claire cesse de regarder son poignet.

– Les situations impossibles.

Elle sourit. Lorsqu’une équipe recevait un dossier particulièrement compliqué, elle aimait couvrir un tableau de flèches, déplacer les étapes, appeler les personnes concernées et voir une solution prendre forme. Pendant qu’elle raconte, ses mains quittent ses genoux. L’une trace des colonnes imaginaires dans l’air ; l’autre déplace des éléments invisibles. Son dos s’éloigne du fauteuil et sa voix retrouve du relief.

– Là, votre corps fait quelque chose de très différent.

Elle regarde ses mains, encore suspendues devant elle.

– Oui. J’ai presque envie d’y être.

Avant que ses collègues la décrivent comme fiable, avant qu’elle se présente comme celle qui tient, certaines situations la mettaient déjà en mouvement. La complexité sollicitait son attention. La coopération l’animait. Résoudre un problème lui procurait une profonde satisfaction. Puis ces expériences ont rencontré les mots des autres : « Claire adore les défis », « donnez-lui le dossier », « heureusement qu’elle est là ». L’élan corporel, les interprétations et la reconnaissance sociale ont progressivement contribué à la construction d’une identité.

Le soi somatique et le soi conceptuel sont subtilement interreliés. Le premier participe à la situation par une modification de l’attention, de la posture, du ton de la voix et de l’envie d’agir. Le second rassemble certaines régularités sous la forme d’une description : « Je suis faite pour les situations difficiles. » Avec le temps, la description pourra sélectionner les situations dans lesquelles Claire s’engage et la conduite qu’elle s’autorise une fois engagée.

Le plaisir de résoudre n’était pas un faux signal. Il a soutenu une compétence réelle et une part importante de sa vie professionnelle. Il a aussi rendu les sollicitations plus faciles à accepter. Ce qui l’animait a pu être recruté par l’équipe, puis par son propre récit, jusqu’à devenir une obligation de prendre en charge ce que les autres ne pouvaient plus porter.

Le soi somatique ne fournit donc pas une information pure qu’il suffirait d’écouter. Stitt le décrit comme un participant sensible, mais faillible. Une réaction peut correspondre à une adaptation à la situation, prolonger un apprentissage ancien, être amplifiée par l’épuisement ou répondre à une scène seulement imaginée. L’attirance elle-même peut nous conduire vers une activité importante et nous empêcher d’en percevoir le coût.

Chez Claire, le corps qui recule devant le badge et celui qui s’avance vers le tableau blanc appartiennent à la même histoire.

Ce que le badge a appris à son corps

Revenons sur la scène du badge.

– Lorsque tout se ferme, où cela commence-t-il ?

Claire pose la main sur le haut de sa poitrine.

– Ici, je crois. Et dans la gorge.

Elle repasse mentalement son badge. Sa respiration reste haute et son poids se déplace vers l’arrière. Cette fois, elle remarque son talon.

– C’est étrange. J’étais convaincue de ne pas avoir bougé.

L’interoception désigne la manière dont le système nerveux détecte, interprète et intègre les signaux provenant de l’intérieur de l’organisme. La présence d’un signal, l’attention que nous lui accordons et le sens que nous lui attribuons constituent des processus liés, sans être identiques (Khalsa et al., 2018). Claire avait perçu une fermeture générale. En ralentissant, elle distingue une gorge serrée, une respiration suspendue et une action qui commence à se préparer.

– Si vous laissiez votre pied poursuivre son mouvement, que ferait-il ?

Claire le recule de quelques centimètres. Ses épaules pivotent.

– Je me tournerais vers la sortie.

– Et si vous restiez face au lecteur ?

– Il pourrait arriver derrière moi.

Claire est stupéfaite de cette révélation qu’elle vient de faire.

« Il » désigne son ancien responsable. Il avait l’habitude d’approcher sans bruit pendant qu’elle introduisait son badge, puis de commenter son heure d’arrivée ou le travail de la veille. Le lecteur avait fini par annoncer bien davantage que l’ouverture d’une porte : une position exposée, un son bref et la possibilité d’être observée sans pouvoir anticiper.

Thomas Fuchs appelle mémoire corporelle l’ensemble des dispositions acquises à travers lesquelles le passé continue d’orienter la perception et l’action présentes (Fuchs, 2012). Le pianiste retrouve un morceau dans ses doigts. Claire retrouve devant le badge une manière de protéger son dos, de retenir son souffle et de préserver une sortie.

La réaction ne contient pas un film caché des matinées passées. Elle réactualise une manière de répondre à une configuration devenue familière. Le changement de responsable modifie la situation actuelle ; il ne suffit pas à défaire immédiatement ce qui s’est appris pendant des mois.

Cette compréhension rend le recul de Claire intelligible. Elle ne transforme pas son talon en oracle. Le mouvement nous renseigne sur ce que la situation a fait à Claire et sur l’action que son corps prépare aujourd’hui. Son utilité lundi matin reste à éprouver.

Deux directions dans la même séance

Je demande ensuite à Claire ce qu’elle retrouverait volontiers au travail.

– Émilie m’a gardé un dossier de coordination. Pas une urgence. Nous devons simplement reprendre le planning ensemble.

À l’évocation d’Émilie devant le tableau blanc, Claire se redresse à nouveau. Ses doigts libèrent son poignet. Le changement reste discret, mais la scène de lundi vient d’acquérir deux directions : devant le lecteur, son corps prépare la fuite ; avec sa collègue autour d’un problème concret, il commence à s’approcher.

Les notions de résonance et de dissonance utilisées par Stitt permettent de décrire cette différence. Dans son travail sur le genre, elles rendent compte du sentiment corporel d’accord ou de discordance que suscitent certaines façons d’être reconnu, de se présenter ou d’habiter son corps. La situation de Claire possède d’autres enjeux. Nous retrouvons cependant une fonction proche : certaines configurations sont éprouvées comme étrangères ou menaçantes, tandis que d’autres donnent davantage le sentiment de pouvoir se rejoindre et agir.

Je lui demande de préciser mentalement l’espace. Le lecteur se trouve devant elle ; le parking demeure derrière ; Émilie se tient à sa gauche. Claire garde les yeux fermés. Lorsqu’elle imagine le bip, son talon recule. Lorsqu’elle ajoute la présence d’Émilie et la possibilité de se tourner vers elle, ses doigts se desserrent. La gorge reste serrée.

Nous ne cherchons pas la bonne image qui ferait disparaître l’inconfort. Nous découvrons les éléments auxquels le corps répond et les actions qu’ils rendent disponibles. Claire peut se tourner vers la sortie. Elle peut aussi regarder Émilie, lui demander de passer le badge la première, entrer avec elle et rejoindre une activité qu’elle a envie de retrouver.

La distinction entre soi somatique et soi expérientiel devient utile à cet endroit. Le soi somatique participe déjà : la gorge se serre, le poids recule, la main se libère, le buste s’avance. Lorsque Claire dirige son attention vers ces événements, suit leur évolution et compare ce que différentes configurations produisent, elle engage une autre fonction – celle que nous appellerons ici le soi expérientiel.

Le corps entre aussi dans la relation

Lorsque Claire évoque son ancien responsable derrière elle, je remarque que j’ai retenu ma respiration et incliné le buste dans sa direction.

Elle ouvre les yeux.

– Vous pensez aussi que c’est trop tôt ?

– Qu’est-ce qui vous le fait penser ?

– Vous avez changé de voix. Vous aviez l’air inquiet.

La participation corporelle dont parle Stitt comprend également le visage, la voix et le langage corporel. Elle ne s’arrête pas à la frontière de la peau. Thomas Fuchs et Sabine Koch décrivent la manière dont les postures, les rythmes et les mouvements de deux personnes se répondent et modulent la rencontre (Fuchs et Koch, 2014). Fuchs distingue l’intercorporéité – cette coordination préréflexive des corps – et l’interaffectivité, qui concerne plus précisément la circulation et la modulation des états affectifs à travers cette coordination (Fuchs, 2016). Vous retrouverez ces deux notions développées dans le contexte plus large de l’affectivité incarnée développée dans ce billet : L’affectivité incarnée et ce que les corps font à la relation thérapeutique.

La distinction devient concrète dans notre échange. Claire se contracte. Mon souffle se suspend et mon corps s’avance. Elle perçoit cette modification, y reconnaît de l’inquiétude et trouve une raison supplémentaire de douter. La réaction de Claire influence la mienne ; la mienne revient modifier la situation qu’elle rencontre.

Je reprends ma position habituelle.

– J’ai effectivement retenu mon souffle. Cela me renseigne sur l’effet que cette scène produit entre nous. Cela ne me permet pas encore de décider si lundi arrive trop tôt.

Claire acquiesce. Ses épaules descendent légèrement.

Ce que nous préparons pour lundi

Le projet de reprise change de forme. Émilie attendra Claire sur le parking et passera le lecteur la première. Claire pourra ressortir quelques minutes si elle ne retrouve plus aucune possibilité de choisir. Elle restera deux heures au lieu des quatre initialement prévues. Le dossier de coordination sera posé sur la table, mais Claire n’aura pas à le terminer.

Cette dernière précision nous occupe plus longtemps que le badge.

– Comment saurez-vous que vous devez vous arrêter ?

– Quand je serai fatiguée.

– Jusqu’ici, comment la fatigue se présente-t-elle avant de devenir évidente ?

Claire retrouve les mâchoires qui se serrent, la faim qui disparaît et la voix qui monte. Elle ajoute un signe que je n’avais pas encore entendu : lorsqu’une solution commence à émerger, elle cesse de sentir le dossier de la chaise contre son dos.

– Je pars vers l’avant, dit-elle. Et je ne vois plus l’heure.

Le même mouvement qui témoigne de son intérêt peut annoncer qu’elle ne perçoit plus ses limites. Nous convenons qu’Émilie proposera une pause après quarante-cinq minutes. Claire prendra alors quelques secondes pour repérer sa mâchoire, son appétit, son souffle et l’envie de poursuivre. Elle pourra continuer ou s’arrêter. Aucun signal ne décidera seul ; chacun ajoutera une information à la situation.

Le lundi suivant

Une semaine plus tard, Claire pose son sac sur le coté et s’installe dans le fauteuil.

La séance commence comme d’habitude puis nous arrivons au retour de sa première journée de travail :

– En entrant, je voulais repartir. Une heure plus tard, je ne voulais plus m’arrêter.

Son talon a reculé devant le lecteur. Émilie a passé son badge, puis s’est tournée vers elle. Claire est entrée en gardant la sortie derrière son épaule. Devant le tableau, ses mains ont recommencé à déplacer les étapes avant même qu’elle en prenne conscience. Elle a retrouvé du plaisir, puis l’étroit couloir de conscience dans lequel seul le problème à résoudre existe encore.

– C’est Émilie qui m’a rappelé la pause. J’allais lui dire que je n’en avais pas besoin. Et puis j’ai senti ma mâchoire.

Elle s’est assise, a mangé la moitié d’une pomme et a quitté le bâtiment après deux heures. Elle était fatiguée, mais sa fatigue n’avait plus le statut d’un échec ni celui d’une panne incompréhensible. Elle avait retrouvé une place dans ce qui se passait.

Le soi somatique de Stitt apparaît ici dans toute son ambivalence. Il participe à l’expérience par la sensation et l’humeur, par l’élan et le retrait, par la manière d’occuper l’espace et d’entrer en relation. Il porte des apprentissages anciens, répond au contexte présent et contribue à ce que la personne éprouve comme accordé, étranger, attirant ou menaçant. Il n’énonce pas une vérité unique sur ce qu’il faut faire.

Le corps de Claire avait retrouvé plusieurs verbes : reculer, se tourner, rejoindre, résoudre, se fatiguer et s’arrêter. Aucun d’eux n’avait maintenant à parler au nom de toutes. Claire avait enfin retrouvé un lien sain à son soi somatique.

Références

Fuchs, T. (2012). The phenomenology of body memory. Dans S. C. Koch, T. Fuchs, M. Summa et C. Müller (dir.), Body Memory, Metaphor and Movement (pp. 9–22). John Benjamins. Consulter la publication

Fuchs, T. (2016). Intercorporeality and interaffectivity. Phenomenology and Mind, 11, 194–209. Consulter l’article

Fuchs, T., et Koch, S. C. (2014). Embodied affectivity: On moving and being moved. Frontiers in Psychology, 5, 508. Consulter l’article

Khalsa, S. S., et al. (2018). Interoception and mental health: A roadmap. Biological Psychiatry: Cognitive Neuroscience and Neuroimaging, 3(6), 501–513. Consulter l’article

Stitt, A. (2020). ACT for Gender Identity: The Comprehensive Guide. Jessica Kingsley Publishers. Consulter la présentation de l’ouvrage

Egide Altenloh
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